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Le Kharj |
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Menu de DeirElQamar |
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Le Kharj adjacent à la Kaïssariyyé. Construit par Fakhreddine II en 1616 et utilisé comme dépôt de marchandises, de munitions et de provisions alimentaires. Il devait aussi servir de caserne pour les sokmans de l'Emir. Ce bâtiment fut appelé Kharj, deux siècles environ après sa construction car, cet endroit etaient distribuées les provisions attribuées aux soldats durant l'occupation égyptienne. Mais il doit aussi son nom au fait que l'Emir Béchir III Chéhab distribuait de ses toits, de la farine à son peuple. C'est la raison pour laquelle l'émir était-il appelé "Abou El Tehin", ce qui signifie "père de la farine"! La hauteur de ses murs atteint 13 mètres et leur épaisseur parfois 2 mètres. Le rez-de-chaussée comporte de hautes et solides voûtes bien conservées. Le kharj lui-même comprend de vastes salles rectangulaires couvertes de voûtes d'arêtes qui reposent sur de puissants piliers et une petite courette avec fontaine. A partir de l'une de ses salles, on aperçoit la cour intérieure agrémentée d'une petite fontaine, du palais de l'Emir Fakhreddine II adjacent au Kharj. A la suite d'une bataille victorieuse, Béchir II voulut récompenser les habitants de DeirElQamar qui combattirent à ses côtés et les autorisa à aménager un café dans les sous-sol du kharj. Les anciens deirotes rapportent de leurs grand-parents que ce café était constamment fréquenté par de célèbres conteurs. Les aventures de Antar et Abla (révélées aux français par Delécluze en 1830), les histoires de Shéhérazade et ses Contes des Mille et une Nuits et même les épopées de Napoléon, n'avaient de secret pour personne. Il était aussi de coutume d'organiser dans ce café des tournois de tawlé (jacquet) ou de dames. Mais la réputation du café provenait surtout des soirées organisées dans ses murs. Ainsi chaque famille de DeirElQamar se devait, à tour de rôle, d'inviter habitants, parents et amis à veillées nocturnes et se pliait aux règles les plus généreuses de l'hospitalité. Ainsi offrait-on sirop de réglisse, de mûre ou de tamarin, amandes, noisettes, raisins secs, grenadines, noix, olives etc. de son verge. On dansait au son d'un orchestre, l'orgue de barbarie et la caisse do constantinople (sandouk al ferjé) faisaient la joie au enfants. Youssef Bou Hablé, musicien de profession, animait les soirées avec sa fanfare. En 1893, sa troupe folklorique fut désign3e par le moutassarref Naoum Pacha pour représenter le Liban à la foire internationale de Chicago En 1992 la mairie offrit les locaux à l'ambassade de France du Liban afin d'y ouvrir un Centre Culturel Français.
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